Fonds actifs vs ETFs : philosophie, frais, flux, innovation, et comment choisir une approche cohérente avec ses objectifs.
La bataille pour la domination de l'industrie de la gestion d'actifs entre les gérants de fonds actifs et les gérants de fonds passifs (ETFs) s'intensifie.
Actif vs Passif : la différence en 30 secondes
Gestion active
Objectif : battre le marché via sélection de titres, recherche, arbitrages. En contrepartie : frais plus élevés, dépendance à la qualité du gérant.
Gestion passive (ETFs)
Objectif : répliquer un indice via un portefeuille diversifié. En contrepartie : pas de “surperformance” ciblée, mais coûts faibles et simplicité.
Les gérants de fonds actifs ont généralement des frais plus élevés, car ils impliquent des coûts de recherche, d'analyse et de transaction plus importants. À l’inverse, la gestion passive a connu une croissance explosive, portée par la recherche de baisse des coûts et la difficulté, pour certains fonds actifs, de battre le marché de façon régulière.
Selon Morningstar (rapport annuel), les flux de fonds passifs ont atteint un record de 735 milliards de dollars en 2021, tandis que les flux de fonds actifs ont été de 193 milliards de dollars. Malgré cela, les gérants de fonds actifs continuent d’avoir une part importante de l’industrie.
Pourquoi 2022 a été un “stress test”
La pandémie puis les dislocations de marché ont accentué des tendances déjà à l’œuvre : pression sur les marges, hausse de la concurrence, et besoin d’innovation (ETFs thématiques, smart beta, personnalisation, data/tech côté gestion active).
À retenir
- La question n’est pas “bon vs mauvais” : c’est objectif, horizon, coût, conviction.
- Les ETFs excellent pour une exposition large à faible coût.
- La gestion active peut rester pertinente sur des segments moins efficients (ex : private equity, private debt, immobilier, infrastructures), ou sur des mandats spécialisés.
En conclusion, le choix d'incorporer des fonds actifs ou passifs dans son portefeuille dépend des besoins et des objectifs de chacun, et doit s’inscrire dans une stratégie globale, généralement sur le long terme.
Sources :
a. Quantalys — Tendances de l’industrie de l’Asset Management
b. McKinsey — The Great Reset: North American asset management in 2022
